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Chantiers de la Jeunesse française

Les Chantiers de la Jeunesse française sont nés de la défaite de juin 1940. Quelques jours après la signature de l’armistice du 22 juin, apparaît la nécessité de trouver une occupation aux « Jeunes gens récemment incorporés », qui n’ont connu de l’armée française que son recul en plus ou moins bon ordre devant l’avancée des troupes allemandes, et qui, pour l’immense majorité, se retrouvent sans commandement, livrés à eux-mêmes. Le 2 juillet 1940, le général Colson, éphémère ministre de la Guerre, confie alors au général de la Porte du Theil la mission de regrouper ces jeunes et de leur proposer une activité utile au redressement du pays.

Le choix sera fait d’implanter ces Jeunes loin des villes, dans les forêts domaniales afin qu’ils se livrent à l’exploitation forestière. C’est le temps des pionniers : près de 100.000 jeunes de France, encadrés par des aspirants à peine plus âgés qu’eux et par quelques officiers volontaires qui ont quitté l’armée d’armistice pour s’investir dans cette nouvelle mission.

Documents pour servir à l’histoire des Chantiers de la Jeunesse française (1940-1944)

Le général de la Porte du Theil et les cadres des CJF

Les groupements CJF en France et en Afrique du Nord

La Marche de la Jeunesse, revue trimestrielle de l’AMCJF

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